Culture & Art - Poèmes

Tibet Secret, 1952

« Je commence à comprendre que, si l’on ne se contente pas de visiter ce pays en touriste,

 comme on visite un Musée,

 et si l’on tient à ne pas rester au–dehors mais à pénétrer au contraire dans son intimité,

 il est impossible de ne pas subir son empreinte, profonde et indélébile.

Je sors dans la cour, ébloui de lumière, étonné de voir qu’il existe encore un soleil,

 des montagnes, des arbres, des fleurs, des gens et des animaux qui ont l’air normaux.

Mais qu’est-ce que le normal ? où commence le rêve ? »

André Migot : « Au Tibet sur les traces de Bouddha »

« Mais quel est donc le charme redoutable de ce pays étrange où,

 toujours, sont retournés ceux qui l’avaient une fois entrevu ? »

Jacques Bacot : « Le Tibet Révolté »

« La chose la plus belle au Tibet,

 c’est son adorable, désastreuse, irréfrénable humanité.

Peut être bien qu’un jour, j’écrirais un livre sur vous autres ;

alors je l’appellerai Tibet Secret,

 non pas « secret »dans le sens qu’on y découvre des choses étranges,

 mais parce qu’il paraîtra bizarre d’ y découvrir des choses normales.

 Des gens tout de bon et en chair et en os,

 avec de l’amour, du désir, du repentir, de l’orgueil, de la lâcheté…. »

Comme je lui suis reconnaissant

Comment puis-je le remercier ?

Mon bienfaiteur qui m’offre son amour.

Il m’a sauvé du monde obscur,

Et offert sa fortune

 

Je ne l’ai jamais rencontré

Mais je sens constamment sa présence,

Toujours, partout, ce sentiment de sécurité,

Dans la joie et dans la tristesse, il donne.

 

Je prends une plume et du papier,

Et lui parle par mes lettres,

Attends une solution plein d’espoir,

Car il est toujours là pour moi.

 

Si cela n’avait été pour lui,

J’aurais été mendiant

Ou soumis aux Chinois,

Dont je hais tant la politique.

 

Ces quelques mots simples sont

Ma façon de dire ma gratitude,

Pour l’aide constante et généreuse

Qu’il a bien voulu m’apporter.

Saddhus et Brigands du Kailash

«  On ne peut imaginer une terre plus apte que celle-ci à mettre l’homme en contact avec l’éternel ;

 cette morne immensité et ces chaînes montagneuses apparemment sans fin

semblent susciter dans l’âme d’irrésistibles ardeurs de renoncement.

 Il existe des lieux où Dieu, quelle que soit l’énergie que nous désignons par ce nom,

 a gravé de façon évidente les signes de son omnipotence et la lande qui s’étend au pied du Kailash en est un…

Cette plaine apparaît comme un temple immense qui aurait les montagnes pour colonnes,

le ciel pour voûte et la terre pour autel. »

J. Nehru

« Quand les hommes ne se réunissent que dans un but matériel,

ils constituent une masse et non une assemblée vivante…

Ceci résulte de la substitution de ce que l’Occident nomme « progrès » à la véritable civilisation. »

Mahatma Gandhi

« Des images me reviennent à l’esprit, nombreuses, de cet homme au regard si souvent rieur et en même temps

un lac d’infinie tristesse. Mais de toutes en émerge une, la plus significative, celle où je l’ai vu, son bâton à la main,

se mettre en marche pour Dandi, lors de la marche du sel en 1930.

Il était le pèlerin en quête de vérité, tranquille, paisible, résolu et sans peur,

dont la quête et le pèlerinage se poursuivraient quelles qu’en fussent les conséquences. »

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